Ton corps attend qu'on lui donne la parole depuis des années
Ou pourquoi tu bloques encore malgré des années de “travail sur toi”
Tu as fait le travail.
Des années, peut-être. De la thérapie, du coaching, de la sophro, des livres, des retraites. Tu as compris comment sont construits tes schémas. Tu peux les nommer, les expliquer, les retracer jusqu’à leur source.
Tu sais. Et plus encore : tu comprends.
Tu comprends pourquoi tu dis oui alors que tu aimerais dire non. Pourquoi tu t’effaces dans certaines relations. Pourquoi tu portes la responsabilité émotionnelle de tout le monde sauf la tienne. Pourquoi tu n’oses pas te montrer pleinement.
Tu as fait un travail intellectuel et émotionnel profond. Vraiment.
Et pourtant.
Le « ça va » sort encore avant que tu aies eu le temps de ressentir ce qui se passe en toi réellement. Ta gorge se serre, et tu te tais encore. Ton corps se referme, cette fraction de seconde avant que tu cèdes encore, que tu te plies, que tu disparaisses un peu au nom de ton empathie.
Et ce moment-là — ce moment où tu te vois faire, encore une fois, exactement ce que tu ne voulais plus faire — il ne s’arrête pas là. Parce qu’après, la tête prend le relais. Tu repasses la scène. Tu rejoues ce que tu aurais dû dire. Ce que tu aurais dû faire. Tu t’en veux. Parfois jusque tard dans la nuit, parfois dès le réveil. Cette boucle qui tourne et qui tourne, c’est elle qui épuise vraiment.
Et quelque part, dans tout ça, il y a une sorte de honte silencieuse. La honte de ne pas être à la hauteur de sa propre compréhension. Parce que tu es quelqu’un qui comprend vite, qui va au fond des choses, qui fait le travail sérieusement. Alors tu te dis : comment se fait-il que j’en sois encore là ? Je sais. Je me le suis dit tellement de fois.
Ce n’est pas parce que tu n’as pas assez travaillé. C’est parce que pour l’instant, tu n’as travaillé qu’avec des outils qui ne touchent qu’une partie du problème.
Aujourd’hui j’aimerais te partager un aspect important de cette réalité. Alors, attrape ta boisson préférée, enfile tes chaussettes douillettes, et plongeons dans le vif du sujet.
Le trauma n’est pas un concept cognitif, c’est une mémoire corporelle
Le docteur Bessel van der Kolk, psychiatre et chercheur en traumatologie, a passé des décennies à documenter quelque chose que la médecine traditionnelle refusait d’entendre : les traumatismes s’impriment dans le corps.
Pas seulement dans les souvenirs. Pas seulement dans les croyances. Dans les muscles. Dans la respiration. Dans la posture. Dans la voix.
Quand quelque chose de douloureux se produit — surtout de manière répétée — ton système nerveux apprend. Il enregistre. Il crée des raccourcis de survie.
Et ces raccourcis ne sont pas cognitifs. Ils sont somatiques.
Ton système nerveux a peut-être appris, il y a très longtemps, que dire non est dangereux. Que poser une limite suppose un rejet. Que t’exprimer pleinement peut terminer en punition.
Et cette mémoire, elle n’est pas dans ta tête. Elle est inscrite dans ton corps.
C’est pourquoi tu peux comprendre quelque chose intellectuellement depuis des années — et que ton système nerveux continue de réagir comme si tu avais encore 5 ou 8 ans.
Ce n’est pas un manque de volonté ni de la faiblesse. Ce n’est pas de la résistance. C’est ton système nerveux qui fait exactement ce pour quoi il a été programmé.
Ces blessures invisibles qui nous concernent tous
Quand on entend le mot trauma, on pense immédiatement à quelque chose de grave. Un accident. Une agression. Un événement singulier, violent et traçable dans le temps.
Mais il existe ce qu’on appelle le trauma complexe. Et lui, il est fait de rien de grave en apparence.
Il est fait de toutes ces petites phrases répétées dans l’enfance : « Ne pleure pas, c’est rien. », « T’as pas de raison d’avoir peur. », « Sois gentille. »
Il est fait d’une émotion que tu as montrée et qu’on n’a pas su accueillir. D’un silence là où tu attendais une réponse. D’une validation qui n’est jamais venue. Et ça, à plusieurs reprises.
Ce n’est la faute de personne. Nos parents ont fait avec ce qu’ils avaient. Eux-mêmes n’avaient pas reçu les outils pour accueillir leurs propres émotions — alors comment auraient-ils pu accueillir les tiennes ?
Mais le cumul de ces petits événements répétés, lui, laisse des traces. Dans le corps. Dans le système nerveux. Dans la manière dont tu te perçois et dont tu penses devoir te montrer au monde pour être acceptée.
Et une thérapie qui passe uniquement par la parole peut t’aider à comprendre tout ça. Mais elle ne peut pas toujours déloger ce qui est inscrit dans tes cellules.
Tu n’es pas le problème
Si après des années de travail sur toi tu bloques encore sur les mêmes schémas, ce n’est pas parce que tu n’as pas assez travaillé.
Ce n’est pas non plus parce que tu es « un cas compliqué ». Ni parce que tu manques de volonté, de courage, ou d’engagement.
C’est parce que ton corps attend qu’on lui donne enfin la parole.
La thérapie verbale est précieuse — immensément précieuse. Elle m’a donné une compréhension de moi-même que je n’aurais pas sans elle. Elle a éclairé des zones entières de mon histoire.
Mais il y a des endroits en nous où la parole ne sait pas aller. Ce n’est pas qu’elle est insuffisante, c’est que ce n’est pas son territoire.
Ce qui est inscrit dans le corps a besoin du corps pour se libérer. Ce qui vit dans les muscles, dans la respiration, dans la gorge qui se noue — ça ne se dénoue pas par la compréhension. Ça se dénoue par l’expérience.
Ce n’est pas un manque de ta part. C’est juste que tu n’avais pas les outils pour ce travail précis.
Découvrir la vérité les yeux fermés
Il y a quelques semaines, je vous racontais dans mon article comment j’avais libéré en quatre mois de Mouvement Authentique ce que cinq ans de thérapie verbale n’avaient pas complètement dénoué.
Par exemple, ce moment précis où j’ai lâché le contrôle dans un exercice de danse contact et où mon corps a senti un soulagement immédiat, profond, que je n’aurais pas pu produire par la pensée.
Ce n’était pas une compréhension nouvelle. C’était une vérité intégrée. Une transformation qui s’était ancrée dans la chair, pas dans l’esprit — et qui a inscrit dans mon corps un espace de sécurité auquel je peux revenir sans réfléchir.
Et la semaine dernière, je vous parlais de ma voix. De toutes ces années où je la cachais parce qu’un silence dans une voiture avait suffi à me dire qu’elle ne méritait pas d’être entendue.
Ce qui a libéré cette blessure-là, ce n’est pas de l’avoir analysée à nouveau.
C’est d’avoir laissé ma voix vibrer dans mon corps, jusqu’aux larmes, jusqu’au soulagement.
Pourquoi le corps et la voix transforment ce que les mots ne peuvent pas toucher
Le mouvement authentique contourne le mental. Quand tu bouges sans intention de performer, sans chercher à « bien faire », tu donnes accès à des couches qui restent fermées sous le regard de la pensée consciente.
La voix, elle, agit directement sur le système nerveux. Les vibrations traversent les os, le sternum, la cage thoracique. C’est un auto-massage cellulaire. Une régulation qui se passe avant même que tu aies formulé quoi que ce soit.
L’EFT — le tapping — désactive les charges émotionnelles associées aux souvenirs. Il ne les efface pas. Il les recontextualise, pour que le passé ne continue plus à gouverner le présent depuis ton corps.
Et le dessin, l’expression symbolique — comme avec les pastels que je découvrais pour la première fois — donne forme à l’indicible. À ce qui n’a pas encore de mots mais qui cherche à sortir, à être conscientisé.
Chacune de ces modalités touche une couche différente. Ensemble, elles créent quelque chose qu’une seule approche ne peut pas créer : un espace où le corps peut enfin dire ce que la tête a essayé de résoudre seule pendant trop longtemps.
Le pouvoir inestimable de cette approche
Tu n’apprends plus quelque chose. Tu vis quelque chose. Tu as l’expérience de quelque chose — ce que je considère la vraie connaissance.
La transformation ne passe plus par la compréhension. Elle passe par l’expérience somatique. Et une fois que le corps a intégré une vérité de cette façon, elle ne repart plus.
Ce n’est plus une affirmation positive que tu dois te répéter. C’est une vérité incarnée.
C’est cette différence que j’ai ressentie quand j’ai compris dans ma chair que je pouvais être ma propre référence — sans que personne d’autre n’ait à valider ce que je ressentais pour que ce soit réel.
Si tu lis ces mots et que quelque chose en toi reconnaît ce dont je parle — pas dans ta tête, mais quelque part dans ta poitrine ou ton ventre — c’est peut-être ton corps qui commence déjà à répondre.
Allons ensemble au-delà de la compréhension
Pendant des années, j’ai cru que je devais juste mieux comprendre mes schémas répétitifs pour qu’ils disparaissent. Que je devais creuser plus.
C’est quand j’ai donné voix à mon corps que tout a changé. Et maintenant, je veux créer cet espace pour d’autres.
Au printemps, à Rennes (Bretagne), j’ouvre un cycle de 8 ateliers en petit groupe — 6 à 8 personnes maximum — pour explorer ensemble le mouvement et la voix comme chemins de connaissance de soi et de transformation profonde.
Un espace intime où ton corps peut se laisser bouger. Où ta voix peut vibrer. Où ta vérité peut enfin se déployer sans être restreinte par l’analyse.
Bientôt je partagerai tous les détails. Mais si ce que tu lis résonne déjà profondément en toi, réponds à ce message. Un simple ‘je suis intéressée‘ suffit.
Quelque chose arrive.
Chaleureusement,
Mybel
Ce que tu lis résonne et tu souhaites d’abord développer ta qualité de présence à ton corps ? Je t’invite à participer dès maintenant à mon challenge OFFERT : 10 Jours Pour Revenir À Toi.
Retour le plus récent :
“Le challenge m’a apporté beaucoup de bien-être. La pratique apaisait mes douleurs, me reconnectait à moi, ma joie, la gratitude s’invitait même pour des choses toutes simples. Les questions qui accompagnaient la pratique m’ont aidée à mieux comprendre le message que me faisait passer mon corps douloureux. Je repars avec la conscience que ma santé, le développement de mon entreprise, ma joie, ma créativité etc. TOUT est lié à l’alignement corps-cœur-esprit…” -V.DS


